En deux mots : une lapalissade, c'est une affirmation si évidente qu'elle en devient drôle. Le plus simple pour comprendre, c'est d'en lire. En voici 40, rangées par thème, des classiques du XVIIIe siècle aux perles de commentateurs sportifs. Et à la fin, la recette pour fabriquer la tienne.
Les classiques, celles que tout le monde connaît
Le genre doit son nom au maréchal de La Palice, mort à Pavie en 1525. Au XVIIIe siècle, le poète Bernard de La Monnoye en a fait une chanson entière ; ce vers-là est resté dans toutes les mémoires :
« Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie. »
- « Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie. »
- « S'il n'était pas mort, il serait encore vivant. »
- « Il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade. »
Les lapalissades du quotidien
- Le lundi tombe toujours juste après le dimanche.
- Une porte fermée est une porte qui n'est pas ouverte.
- Le silence, c'est quand plus personne ne parle.
- Tant que la lumière est allumée, c'est qu'elle n'est pas éteinte.
- Un escalier qu'on descend, on ne le monte pas en même temps.
- Si personne ne décroche, c'est que personne n'a répondu.
- Ton anniversaire revient exactement une fois par an.
- Ce qui est gratuit ne coûte rien.
- Le dernier de la file n'a personne derrière lui.
- Une chaussette perdue est une chaussette qu'on ne retrouve pas.
- Un train à l'heure est un train qui n'a pas de retard.
- Tant qu'on n'a pas trouvé, c'est qu'on cherche encore.
Au bureau, en réunion
- Une réunion qui commence en retard ne commence pas à l'heure.
- Tant que le mail n'est pas envoyé, c'est qu'il n'est pas parti.
- Un dossier terminé est un dossier qu'on ne fait plus.
- Le vendredi est le jour où la semaine se termine.
- Sans salaire, on ne serait pas payé.
- Une imprimante en panne n'imprime pas.
- Quand tout le monde est en vacances, il n'y a plus personne au bureau.
Les perles de commentateurs sportifs
Le sport est un terrain de chasse exceptionnel : il faut meubler en direct, et l'évidence sort toute seule.
- Pour gagner un match, il faut marquer plus de buts que l'adversaire.
- Celui qui court le plus vite arrive le premier.
- Le match se termine quand l'arbitre siffle la fin.
- Sans joueurs, il n'y a pas d'équipe.
- Une équipe qui gagne est une équipe qui ne perd pas.
- Si on ne prend aucun point, c'est qu'on n'en gagne aucun.
La météo, championne toutes catégories
- Quand il pleut, c'est qu'il ne fait pas sec.
- La neige tombe toujours vers le bas.
- S'il gèle, c'est qu'il ne fait pas chaud.
- Un parapluie fermé ne protège pas de la pluie.
- Le soleil se lève le matin, sinon ce serait le soir.
À table
- L'eau qui bout est de l'eau chaude.
- Un gâteau coupé en deux fait deux morceaux.
- Sans sucre, ce ne serait pas sucré.
- Le pain rassis a forcément été frais avant.
- Une recette qu'on ne fait pas ne sera jamais prête.
- Quand la bouteille est vide, c'est qu'il n'y a plus rien dedans.
- Un caramel qu'on a mangé n'est plus dans le paquet.
Fabrique ta propre lapalissade
C'est plus facile qu'on ne croit, et ça tient en trois étapes :
- Pars d'un fait que personne ne peut contester.
- Formule-le comme une révélation, avec le ton de celui qui vient de comprendre quelque chose.
- Dis-le avec le plus grand sérieux. C'est le sérieux qui fait rire, pas la phrase.
Trois moules qui marchent à tous les coups :
- « Si X, c'est que ce n'est pas le contraire de X. » → S'il fait jour, c'est qu'il ne fait pas nuit.
- « Tant que…, … pas encore. » → Tant que le gâteau est au four, il n'est pas encore sur la table.
- « Sans X, pas de X. » → Sans farine, pas de pain.
La règle d'or : ta phrase doit être rigoureusement vraie. Si elle est fausse, ce n'est pas une lapalissade, c'est juste une erreur. Toute la drôlerie vient de ce qu'on ne peut absolument rien y redire.
Attention à ne pas confondre
Trois phrases, une seule est une lapalissade :
- « Monter en haut de l'escalier. » → c'est un pléonasme (on répète deux fois la même idée dans la même expression).
- « C'est comme ça parce que c'est comme ça. » → c'est une tautologie (on tourne en rond).
- « Il faut être vivant pour respirer. » → ça, c'est une lapalissade.
La différence tient en une phrase : le pléonasme se répète, la tautologie tourne en rond, la lapalissade énonce sérieusement une évidence, et c'est ce sérieux qui la rend comique. On détaille tout ça dans notre article sur ce qu'est une lapalissade.
Et une dernière, la nôtre
Notre marque de caramels s'appelle Les Lapalissades®, déposée par Frédéric Pourchet en 2024, et elle est née à Lapalisse, la petite ville de l'Allier qui a donné son nom à toute cette histoire. Nos caramels sont fabriqués en Auvergne, sans huile de palme, en cinq saveurs.
Forcément, notre slogan est une lapalissade assumée :
« Les Lapalissades, ça se dit… et maintenant, ça se mange aussi. »